Nage à contre-courant
Visuels de travail, non définitifs.
Tout, dans ce jeu, cherche à sonner vrai. Et puis, parfois, j'ai choisi d'avoir tort — exprès.
Carson City est un « petit » jeu — rien de péjoratif dans ce mot. Il est fait par une équipe réduite à sa plus simple expression : moi, épaulé par Claude Code. Et pourtant, j'y mets un point d'honneur — c'est ma marque de fabrique : que chaque décision, chaque orientation sonne juste, au plus près de la réalité.
Le souci du vrai
Alors je me renseigne. Pour de bon. À chaque fois que le jeu touche à un détail d'époque, je vérifie avant de trancher :
- Le jeu de Faro et la machine à sous Liberty Bell : ils ont bel et bien existé.
- Des lunettes — de vue ou de soleil — au temps du Far West ? J'ai cherché : oui. En trouver dans le jeu n'est donc pas un anachronisme.
- Un chat sur le comptoir d'un saloon ? Les rats proliféraient, les chats étaient les bienvenus — même si le mien a l'air bien inoffensif.
- Les révolvers à sept coups ? Ils ont vraiment existé.
- Était-il cohérent que les avis de recherche soient acheminés par la Wells Fargo ? La réponse est dans le jeu.
Et pourtant, je nage à contre-courant
Mais il a bien fallu, parfois, prendre des décisions qui défient toute logique — du moins en première lecture.
Prenez ce cas : un bandit que vous venez d'arrêter… et qui s'échappe. Eh oui, c'est possible — soyez prudent. En toute logique, sa prime devrait augmenter : c'est un coriace, il vous a filé entre les doigts. J'en ai décidé autrement. Sa prime sera divisée par deux.
Pourquoi, me direz-vous ? Pour deux raisons :
- Vous inciter à faire attention, justement, à ce qu'il ne s'échappe pas.
- Et, à l'inverse, ne pas vous donner la tentation de le laisser filer pour empocher une prime plus grosse à la prochaine arrestation.
Illogique dans la vraie vie. Parfaitement logique avec ma mécanique de jeu. Voilà pourquoi, de temps en temps, j'assume de nager à contre-courant.
Swimming against the current
Work-in-progress artwork, not final.
Everything in this game tries to ring true. And then, now and again, I chose to be wrong — on purpose.
Carson City is a "small" game — nothing pejorative in that word. It's made by a team stripped to the bone: me, with Claude Code at my side. And yet I make it a point of honour — it's my trademark: that every decision, every direction should ring true, as close to reality as I can get it.
A concern for the real
So I do my homework. For real. Every time the game touches a period detail, I check before I decide:
- The game of Faro and the Liberty Bell slot machine: they genuinely existed.
- Spectacles — reading or tinted — in the Old West? I looked it up: yes. Finding a pair in the game is no anachronism.
- A cat on a saloon counter? Rats were everywhere, and cats were welcome — even if mine looks perfectly harmless.
- Seven-shot revolvers? They really existed.
- Was it plausible that wanted posters were carried by Wells Fargo? The answer is in the game.
And yet, I swim against the current
But sometimes I've had to make decisions that defy all logic — at first glance, at least.
Take this case: an outlaw you've just arrested… who escapes. Oh yes, it can happen — be careful. By rights, his bounty ought to rise: he's a tough one, he slipped through your fingers. I decided otherwise. His bounty is halved.
Why, you'll ask? For two reasons:
- To push you to be careful, precisely, that he doesn't get away.
- And, conversely, not to tempt you into letting him escape just to pocket a bigger bounty at the next arrest.
Illogical in real life. Perfectly logical with my game mechanics. That's why, every so often, I happily swim against the current.